L'homme quant à lui parle, mais pas parce qu'il s'emmerde, il explique, il dirige, il oriente, il essaie de faire comprendre à sa partenaire ses envies du moment, ce qu'il attend d'elle. Ce n'est pas toujours très adroit, c'est même souvent très cru, mais on ne peut pas dire que ça ne soit pas explicite. Les, "Je veux te bouffer la chatte", "Suce ma queue" ou "Je vais te péter la rondelle", ne sont pas du meilleur goût, je vous l'accorde, mais au moins ça veut dire ce que ça veut dire et même si la demoiselle fronçe les sourcils, on sait qu'elle à très bien compris et qu'elle n'aura pas à s'étonner de la suite des réjouissances.
Je sais que nous pourrions faire un effort, être même courtois, mais je me vois mal dire à cette femme qui me prête si gentillement son corps en ce moment, "Puis-je te sodomiser ?", ou alors je le fais sans autre forme de procès, au risque de me prendre un coup de pied dans les couilles.
D'accord quand deux êtres s'aiment les positions et les pratiques sexuelles s'enchaînent d'elles-mêmes, les besoins de l'un sont ressentis par l'autre, dans un monde parfait d'accord ou alors c'est la routine qui s'est installée et le déroulement des opérations est invariablement le même à chaque fois. Mais lorsque l'on veut briser cette routine un minimum de communication me semble nécessaire.
Mais vous charmantes gymnastes des chambres à coucher, exprimez-vous, osez demander, faites nous part de vos attentes, n'ayez pas peur de nous dire : "Tu me fais jouir !" ou "ho ! oui je la sens bien !", même si c'est faux cela nous fera autant plaisir que lorsque l'on vous dit "Quest-ce-que tu as maigri !" alors que vous n'avez perdu que cent cinquante grammes.